Carnets d'Afrique raid humanitaire |
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| Écrit par BELLE-CROIX | ||||||||
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Les vols suivant nous font relier Ségou, Mopti et Bamako. Là, nous affichons 100 heures de vol pour le A22 et 80 pour le S7. Nous décidons de changer l’huile, le liquide de refroidissement, les filtres et bougies lors d’une inspection minutieuse avant de poursuivre. Bamako est une belle ville africaine que nous traversons rapidement pour goûter au plaisir d’une douche et d’une sieste réparatrice. Le soir, c’est une nouvelle présentation du voyage aux partenaires Maliens avec suffisamment de matières pour convaincre de nouveaux bienfaiteurs à commander le livre témoins de cette aventure. Nous repartons le 2 avril au matin prêt à avaler les kilomètres qui nous séparent d’Abidjan où la tension politique est stable, nous rassure Vincent. C’est à Niamtougou, au Togo, que survient une nouvelle aventure. Lors du Stop Fuel prévue sur la piste mixte (civile et militaire) nous sommes accueillis par le colonel commandant l’escadron aérien. Il nous avise qu’une fête importante a lieux à laquelle le président Eyadéma a coutume d’assister. Nous décidons d’en profiter aussi et de passer la nuit ici. Riche idée car après 5 heures d’attente dans un tumulte généré par les chants répétés des villageois, nous suivons la procession traditionnelle qui clôture la saison de la chasse au pieds de la villa du Président. Repéré facilement par les gardes peu amènes, nous sommes invités au balcon présidentiel pour le discours de notre hôte. La suite est du même ordre. Salon privé, champagne et petite réunion entre amis…où Vincent explique l’objet de notre voyage à un président aussi attentif que ses ministres. Quand nous quittons l’autorité togolaise, Philippe et moi, sommes dubitatifs. Peut-être pourrions nous rencontrer notre président Chirac en posant fièrement nos ULM sur le Champ de Mars le jour du 14 Juillet !
Le livre est publié sous le titre « Carnet d’Afrique ». Il a été produit à 12 500 exemplaires et les bénéfices des ventes sont reversés désormais au District 9100 du Rotary Club d’Afrique de l’Ouest. Cette institution est reconnue pour sa gestion sérieuse des dons. L’affaire est réglée.
Mon seul conseil à ceux qui veulent voyager en Afrique et s’éviter les déconvenues que de nombreux pilotes privés peuvent connaître, est encore de voyager en apportant avec eux un peu de soutien là où les gens en ont besoin. Le vol privé humanitaire est une bonne alternative pour donner de la visibilité aux actions de soutiens et rapprocher les hommes de deux continents. Article paru dans VOL MOTEUR N° 241- Textes BELLE-CROIX Philippe - Photographies THOMAS Philippe |
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