Carnets d'Afrique raid humanitaire |
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| Écrit par BELLE-CROIX | ||||||||
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Les premières étapes nous permettront de mieux nous connaître. En effet, Je n’ai vu Vincent qu’une seule fois avant le départ, le jour où il est venu passer commande de l’ULM et m’expliquer son projet. J’ai tout de suite adhéré à ce concept de vol humanitaire privé et sans longue réflexion je lui ai proposé mon soutien. Six mois plus tard nous voici à franchir les Pyrénées par l’Est. Notre première étape nous conduit à Lézignan-Corbières pour la nuit. Le lendemain, j’impose un arrêt chez Michel Lopez pour une synchro carbu, un point MTO et des recommandations transfrontalières.
Nous quittons Agadir tôt le matin car le vent s’annonce fort et de face pour la journée. Vincent charge son A22 sans se soucier de son bilan carburant. Avec ses 90 litres il n’aura jamais à souffrir d’une faible autonomie. Au décollage, Le A22 s’élève avec un taux de montée impressionnant et prend le cap au Sud sans hésitation. Le S7 n’à que 70 litres de disponibles, je suis à pleine charge et mon hélice ne permet aucun réglage. Quelques incursions dans le désert et ce sont 20°C de plus sur toutes mes jauges. Le S7 se montre moins docile et chaque variation d’assiette est une douleur pour mon vario. J’essaye de gagner de l’altitude mais aucune inversion salutaire n’est en vue. La chaleur cabine est insoutenable – 45°C au moins – je rejoint donc la côte et choisi de partager cette étape avec les vagues. Nous croisons des villages de pêcheurs et quelques vieux rafiots usés par le temps. Parfois, un fin chemin trace dans la dune l’itinéraire qui chaque jour amène des pêcheurs isolés au rivage pour une moisson inconnue. Nous profitons des étapes marocaines pour mettre au point nos méthodes de travail. J’habitue Vincent à la présence du S7 en faisant quelques passages autour de lui et permet à Philippe – toujours derrière – de cadrer le A22 dans le ciel terni par un harmattans qui traîne sur ses habitudes saisonnières. Vincent et Philippe sont équipés de gros boîtiers numériques un peu lourds, je pense, car Philippe peste derrière moi à chaque fois que je charge le S7 pour surplomber le A22 et offrir un cadrage nouveau. Le soir nous survolons en image le parcours suivi. Nous sommes à 15 % d’efficacité. C’est le quota pour donner la matière suffisante au livre. |
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