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Le tour de france ulm
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Cap Ferret - La Pointe
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Cap Ferret - El Palomar
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Cap Ferret
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Lentille de Fresnel
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Port des salines
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Berge du Mali
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Cap Ferret
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Cap Ferret
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Rives charentaises
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Talaris
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Cap Ferret - L'Herbe
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Cap Ferret - La Vigne
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Cap Ferret - La Vigne
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Cap Ferret - plage de l'Herbe
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Phare du Cap Ferret
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Cap Ferret
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Le phare du Cap Ferret
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Cap Ferret - La Vigne
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Le Cap Ferret
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Cap Ferret
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Carnets d'Afrique raid humanitaire

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Écrit par BELLE-CROIX   
Index de l'article
Carnets d'Afrique raid humanitaire
Première étape
Tan Tan
Saint Louis
Dakar
Epilogue

Les premières étapes nous permettront de mieux nous connaître. En effet, Je n’ai vu Vincent qu’une seule fois avant le départ, le jour où il est venu passer commande de l’ULM et m’expliquer son projet. J’ai tout de suite adhéré à ce concept de vol humanitaire privé et sans longue réflexion je lui ai proposé mon soutien. Six mois plus tard nous voici à franchir les Pyrénées par l’Est. Notre première étape nous conduit à Lézignan-Corbières pour la nuit. Le lendemain, j’impose un arrêt chez Michel Lopez pour une synchro carbu, un point MTO et des recommandations transfrontalières.
Nous passons en terre ibérique l’après midi avec le sentiment d’être enfin vraiment parti. Devant c’est l’inconnu pour mon équipier et moi, pour Vincent et Boubou c’est le retour au pays. L’étape espagnole est sans importance pour le livre car seul les pays du district 9100 doivent apparaître dans notre récit. Nous garderons en mémoire une grosse dépression maritime sur la côte Est, installée au Sud du delta de l’Ebre, nous obligeant à rebrousser chemin sur 250 km pour finalement opter pour une route directe vers Gibraltar. Le survol de l’Espagne se fait en niveau de vol même s’il existe des contraintes pour les ULM obligeant le vol à 1000 ft. La sécurité à toujours été mon passe droit pour transgresser les règles administratives, mes licences n’ayant jamais eu de sens pour moi que celui de me reconnaître une certaine capacité à voler. Pour ceux qui désireraient passer le détroit de Gibraltar, à part le fait d’avoir une autorisation de vol valide pour le Maroc, je conseille l’étape à Médina Sidonia. Celle-ci étant la plate-forme ULM la plus au Sud de l’Espagne. Prévoir un taxi pour Jerez afin de déposer tôt le matin le plan de vol pour sortir de la zone Europe.

Survol du désertL’étape marocaine annonce un avant goût d’exotisme et de dépaysement. Pour le Nord Maroc, pas de surprise, cela ressemble à l’Europe du Sud. Tanger, Rabat, Casablanca, autant de villes modernes qui nous opposent une autre culture. En revanche, le vol vers Agadir ouvre réellement les portes de l’Afrique. Les paysages passent du vert au rouge, les arbres cèdent leur place aux rochers, la chaleur se fait plus dure et s’accompagne de parfums de fleurs séchées. Seul la ville témoigne d’une activité touristique enragée où les tajines côtoient les pizzas arrosées de bières mexicaines au son d’une musique techno-pop qui décidément ne cadre pas avec le décor. Le vrai voyage commence demain.

Nous quittons Agadir tôt le matin car le vent s’annonce fort et de face pour la journée. Vincent charge son A22 sans se soucier de son bilan carburant. Avec ses 90 litres il n’aura jamais à souffrir d’une faible autonomie. Au décollage, Le A22 s’élève avec un taux de montée impressionnant et prend le cap au Sud sans hésitation.  Le S7 n’à que 70 litres de disponibles, je suis à pleine charge et mon hélice ne permet aucun réglage. Quelques incursions dans le désert et ce sont 20°C de plus sur toutes mes jauges. Le S7 se montre moins docile et chaque variation d’assiette est une douleur pour mon vario. J’essaye de gagner de l’altitude mais aucune inversion salutaire n’est en vue. La chaleur cabine est insoutenable – 45°C au moins – je rejoint donc la côte et choisi de partager cette étape avec les vagues. Nous croisons des villages de pêcheurs et quelques vieux rafiots usés par le temps. Parfois, un fin chemin trace dans la dune l’itinéraire qui chaque jour amène des pêcheurs isolés au rivage pour une moisson inconnue. Nous profitons des étapes marocaines pour mettre au point nos méthodes de travail. J’habitue Vincent à la présence du S7 en faisant quelques passages autour de lui et permet à Philippe – toujours derrière – de cadrer le A22 dans le ciel terni par un harmattans qui traîne sur ses habitudes saisonnières. Vincent et Philippe sont équipés de gros boîtiers numériques un peu lourds, je pense, car Philippe peste derrière moi à chaque fois que je charge le S7 pour surplomber le A22 et offrir un cadrage nouveau. Le soir nous survolons en image le parcours suivi. Nous sommes à 15 % d’efficacité. C’est le quota pour donner la matière suffisante au livre.


 
Le grand livre de la photographie numérique
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Cap Ferret
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